Dans ma tête, Mon Dressing

J’étouffe sous mes Jupons

Ça y est, elle débloque encore la Sissi, et elle va partir dans ses digressions sans fin (et en plus elle parle d’elle à la 3ème personne).

Et bien ouiiiiiiiii…

Enfin non, mais t’en fais pas ma Paillette, je résume.

J’habite 19 (virgule 75, j’y tiens) mètres carrés, qui se sont transformés peu à peu en ChambreSalonCuisineSalledeauBuanderieDressingAppartdeBloggueuse et avec tout ça vous ne voulez pas que j’étouffe ?!

La solution est toute trouvée tu vas me dire. Trier.

Mais le problème, c’est que ce n’est pas au moment de trier que je dois me poser les bonnes questions. (Surtout que je suis une sentimentale, une adepte du au cas où, la championne du Tetris…)

Mais au moment d’acheter… (je vois d’ici le soulagement dans les yeux de ma mère).

Donc voilà comment j’ai découvert le minimalisme.

(bon pas de panique, je ne vais pas virer catégorique genre « un matelas par terre, une couverture, une casserole et tiens bon la rame hein. Je reste une Princesse, mais juste, je m’interroge… J’ajuste. Je cherche à améliorer, à me sentir mieux et à essayer de faire mieux pour les Autres aussi.)

Que je vous plante le décor de cet épisode 1 de : Kewhaaaa ?! On peut vraiment porter plusieurs fois les mêmes fringues ?!

Bon, vous n’êtes pas sans savoir que mes différents électrochocs (budget serré, rétro qui revient à la mode – oui oui je suis politiquement correcte désormais -, déprime automnale, envie de nouveautés même dans le vieux) m’ont fait vrillé mon petit cerveau question looks et style et surtout tout fait remettre en question.

Je suis passée par différentes phases, l’envie de toujours avoir un coup d’avance, l’envie de tout envoyer chier (elle est jamais très loin celle là), et à l’inverse, mon envie du moment, ralentir, et revenir à l’essentiel, au pourquoi et comment tout à commencé.

Parce que après tout, mon amour du Vintage, vient de mon amour pour l’Histoire, la petite comme la grande (j’adore lire tout ce qui se rapporte aux deux premières Guerres, l’entre deux et surtout la reconstruction…  je ne m’attache pas forcément aux faits historiques qu’on veut nous faire bouffer dans les cours d’Histoire… mais plutôt à comment les gens vivaient etc…).

Je ne dis pas que j’aurai aimé connaître cette période hein, mais je dis juste que la préoccupation du nombre de like sur Instagram et du nombre de partenariats contractés devait sembler assez désuette… et on devait s’en fiche bien pas mal que la voisine ait la même robe, du moment qu’on en avait une sur le dos nous même.

J’aime regarder les photos de mes grands-mères et de mes tantes, et des grands-mères et des tantes des autres, elles étaient toujours élégantes, toujours bien mises, et parfois (pour pas dire souvent, ma mémé d’amour étant née en 42 et ayant perdu sa maman à 14 ans pour l’exemple) avec peu de moyens et de modèles.

J’adore les écouter parler système D, couture, et trucs de filles, elles se sortaient les doigts du… bref elles se débrouillaient là on nous en deux clics on a une nouvelle robe et tous les accessoires assortis. D’ailleurs mes petits moments plaisirs c’est de coudre avec ma mémé (enfin bon, d’accord, la regarder coudre et tenter de m’apprendre, même si j’ai quelques notions…p’tètre que ça vient du fait que je suis quasiment née dans une mercerie aussi allez savoir)

Parce que au risque de toutes vous décevoir, et/ou de donner un coup d’épée dans l’eau, il n’y avait pas de bottines Miss L’fire à 120 euros, ni de manteau Collectif Clothing à 219 € chez leur stockiste en ligne préféré (j’avoue c’est le prix du manteau sur lequel j’avais craqué, le Papa Noël était prêt à sortir la carte bleue, mais a t-on réellement besoin d’un manteau à 219 €, surtout quand la composition ne les vaut pas ?!  – 35 % de laine, le reste en plastique (oui oui le polyester c’est du plastique, déguisé en tissus) – J’ai déjà un manteau, qui plus est en bon état, alors je continue de chercher ma perle rare et à un tarif moins indécent).

Haaaaaa mais comment elles faisaient alors pour satisfaire leurs petits caprices ?!!

Bah elles faisaient pas. Et elles étaient malgré tout parfaites.

Parce que la classe, le style et l’élégance ce n’est pas la robe qui la crée. (et ce n’est pas moi qui le dit, même si je le pense, mais la plupart des gens, et étonnamment, des hommes, avec qui je discute fanfreluches. Ils mettent bien à mal le Dress to Impress et quelque part c’est tant mieux.)

Et c’est ça que j’ai voulu retrouver. La simplicité et le bonheur de me glisser dans ma robe à fleurs le jour du baptême de ma filleule.

Jour où je m’en suis fichue bien pas mal de « est-ce que ma robe va plaire à ma famille », je voulais juste être moi, me sentir bien, me sentir jolie.

C’était mon premier look d’inspiration rétro, et je n’avais ni jupon, ni sac assorti, ni bas coutures, ni compositions de fleurs, ni technique pour créer « la coiffure qui va bien », ni rien du tout…

Et pourtant, j’étais rayonnante, heureuse, bien dans mes Ruby Shoes (coupable). Et ma tata de 80 ans était comblée (Mémé tu comptes pas : même en combinaison de ski tu me trouves jolie).

Alors qu’aujourd’hui, je pars en vacances avec 14 robes triées sur le volet, il en reste quasiment le double à la maison, je louche sur des fringues toujours plus chères, toujours plus… toujours plus… Et … j’arrive quand même à me dire que je n’ai rien à me mettre…

Finalement j’me serai pas un peu perdue en route ?

Je compte un peu trop sur mes robes et beaucoup moins sur mes neurones et mon humour… Tout ce que je déteste en fait.

Parce qu’en définitive, ce n’est pas mon look qui m’a rendu rétro, mais mon âme qui transparait enfin sur mon apparence. Et la nuance est de taille.

Je crois en la bienveillance, je crois en l’intelligence, je crois en l’être humain malgré tout.

Mais je crois aussi qu’on prend de meilleure décisions quand on prend le temps de se poser, loin de la télévision, des réseaux parasites, et des gens bouillonnants, des newsletter de promo et de la compétition qu’on s’impose entre nous, enfin du moins que je m’impose à moi même afin de me dissocier de certaines personnes.

Alors qu’un simple changement de comportement et d’habitudes suffit.

Croyez le ou non mais, paradoxalement, je me sens mieux sans télé, sans téléphone et sans Internet.

Sauf que, j’aime écrire, j’aime la photo, j’aime le partage et qu’en 2018, cela passe par les réseaux sociaux, les blogs et les stratégies alors que plus naïve (j’ai dis naïve pas débile) que moi tu meurs… Et qu’on vit au 21ème siècle et que j’adore me faire des soirées DVD même si je connais par cœur la fin de Dirty Dancing, que l’intégrale de Sex and The City me fait pas peur (« quoi elle a pas Netflix la femme à Cromagnon ???!!!!! ») et que je ne compte plus les discussions de groupe sur Messenger…

Et qui dit sollicitations dit échanges, dit, pleins de possibilités, dis pleins de gens, le tout pas toujours positifs, ni bienveillants… ni significatifs…

Bref, mon amour du Vintage vient du fait que j’aime profondément les années 40/50, que j’en aime la musique, les valeurs, les objets, le graphisme, l’élégance…

Le fait que les gens étaient capable d’apprécier l’instant, et ce qu’ils avaient. On connaissait ses voisins. On allait pas sur « Adopte ton futur-ex » pour rencontrer un mec à 200 bornes… on laissait une chance au mec un peu gauche qui nous avait invité à danser au dernier bal de quartier. On dansait. Quand les objets étaient abimés on les réparait.

Tout ça me parle, tout ça me touche.

Comme dirait l’autre (si tu veux comprendre c’est à Chicago que ça se passe), « Avant les gens étaient classes » !

Les femmes, comme les hommes d’ailleurs (à quel moment on a légalisé le port du jogging en dehors des salles de sports déjà ?!).

Pas que dans les fringues, mais dans la vie aussi. Et pour moi c’est ça le vrai « chic »

J’aime les petites choses désuètes comme ouvrir la porte à sa dame, l’aider à descendre un escalier en lui donnant le bras, lui faire la cour… les bals, les danses à deux, cette insouciance nécessaire pour survivre à des choses tellement plus graves, et cette volonté de tout (re)construire.

J’aime l’idée qu’on puisse aimer prendre du temps pour soi et assumer son élégance, sans passer pour une fille sans cerveau.

J’ai commencé ma transformation avec un style très rockabilly qui s’entend bien avec mon côté femme/enfant/solaire et amoureux de la vie, mais pour l’hiver, j’aime opter (pas trop le choix ceci dit) pour le chic de ce que j’appelle le « vintage Parisien », plus classique qui convient à des situations professionnelles, quand mes robes à petits chats ne semblent pas les bienvenues en réunion par exemple (même si je dois dire qu’au bureau on me laisse m’habiller comme je veux et porter ma robe « bichettes et écureuils » au pot de Noël avec la direction).

Bref, j’aime quand y a une histoire à raconter.

Et mes premières robes (bon, d’accord mes 35 premières robes) ont une histoire, personnelle, puisqu’elles font partie de mon avancée, de ce que j’assume désormais.

Certes, mais cela reste des reproductions…

Et comme le « rétro » revient à la mode, des reproductions y en a à la pelle et sur un peu n’importe qui tout le monde et j’ai eu l’impression que je devais toujours avoir des robes d’avance pour garder mon unicité.

Je me suis définie par des robes et j’en avais oublié ma personnalité.

J’en avais oublié le plaisir de chercher la pièce parfaite, le plaisir d’upgrader avec un accessoire, une paire de chaussures…

J’avais le clic compulsif, histoire de dire : je l’ai eu avant…

J’avais envie de retrouver les petites histoires des pièces. De raconter mon histoire.

De rencontrer des gens, des initiatives à taille humaines. De réfléchir à avec quoi porter ce que j’avais envie d’acheter. Est-ce que je n’avais pas déjà un équivalent à la maison. Ou au contraire est-ce que ce n’était pas trop éloigné de l’ensemble de mes accessoires et du coup m’obliger à engranger des frais supplémentaires…

De retrouver ce qui fait qu’on ne m’oublie pas MOI Sissi. Je ne suis pas une robe, je ne suis pas une pin-up, je suis encore moins une influenceuse (ironique quand petite on arrêtait pas de me dire que je me laissais influencer…).

Il est tellement pas beau ce mot en plus « influenceuse ». Je préfère croire que les gens s’inspirent les uns des autres pour s’approcher de ce qui leur correspond vraiment. Je préfère nettement la notion d’inspiration.

Je suis un être humain, avec une personnalité, un passé (qui explique souvent bien de mes réactions actuelles), un avenir et un présent. Avec des tas de choses et de gens qui m’inspirent et me nourrissent pour créer mon petit univers.

Bon, trêve de digressions, à la base je venais vous dire qu’on pouvait remettre plusieurs fois les mêmes fringues (rétro ou pas), même des pièces fortes, même en tenant un blog et un Instagram (j’ai plus d’une dizaine de tenues que vous n’avais jamais vue et pourtant je continue d’en acheter d’autres…) , que j’avais commencé un grand tri de ma vie et que j’allais tout vous raconter.

Parce que oui, je vous promets qu’on peut porter plusieurs fois la même tenue.. Et même qu’il y a plusieurs façons de le faire ! Et même que, comme (contrairement aux légendes urbaines) je suis une nana pas trop méchante, je vais vous dire comment. De la même façon que je vous avais parlé des jupons, mais vous allez voir au fur et à mesure qu’il y a pleins de petites façons de personnaliser une tenue, sans forcément tout racheter.

Du coup, en plus des astuces fanfreluches, je vous propose un défi, tri et detox tous les vendredis « Vendredi défi mini » (comme ça on a le week-end pour y penser et/ou tout mettre en chantier).

Vous me suivez ?

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3 réflexions au sujet de “J’étouffe sous mes Jupons”

    1. Haha tu salueras les banquiers pour moi ! Comme on dit il est parfois temps de grandir … Bon je vais pas changer du tout au tout ni du jour au lendemain, ni me mettre à vivre avec un matelas et une casserole… Mais y a ptètre un autre moyen d’arriver à être bien que de remplir mes placards

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