Dans ma tête

PRESSION 2.0

Et si aujourd’hui on parlait d’un sujet d’apparence frivole, mais, quand on creuse un peu…

Et si aujourd’hui on parlait, toujours à ma façon, des réseaux, des blogs, et de la pression que j’ai pu ressentir, et qui du coup je pense, concerne un plus large public ?

Je ne sais plus très bien comment cela a commencé, mais je me suis retrouvée étouffée dans une course aux likes, aux lecteurs, à la visibilité, et ce bien malgré moi, malgré ce que je pouvais dire et écrire.

Est-ce mon entourage de l’époque ? Artistes, bloggeurs, fanclub passionné de photos et personnalités en recherche de reconnaissance… Le fait d’avoir été en « concurrence » pour la même marque, avec des comptes plus « influents » plus « parfaits ».

Est-ce mon égo ? C’est toujours flatteur quand votre marque préférée vous repère pour votre univers visuel et veut collaborer.

Est-ce ma dépendance affective et ma recherche d’approbation ?

Est-ce Paris, capitale de la mode et du visuel ? Est-ce un peu tout à la fois ?

Toujours est-il qu’il se passait quelque chose d’étrange et de désagréable en moi. Je me mettais une pression pour produire du contenu visuel « instagrammable », mes photos n’étaient pas toujours assez bien pour le blog, voire j’avais envie d’écrire des choses, sans visuels, mais cela « ne se fait pas… » .

Je me suis forcée à rentrer dans des codes qui n’étaient pas les miens, tout en légendant qu’à trop vouloir rentrer dans un moule, on ressemble à une tarte, alors que j’étais devenue cette tarte depuis un long moment…

Je n’avais plus aucune spontanéité photographique, je me forçais à avoir un feed harmonieux, a bien laisser la place pour le « crop instagram » sur les clichais que je prenais …

J’ai tout essayé, le filtre commun, mais cela ne collait pas à toutes mes photos, et puis certaines étaient très bien sans ce barbouillage numérique, mon travail perdait en qualité…

J’ai tenté le légendaire x3 , mais oui tu sais publier trois photos du même thème … Comme si ça intéressait les gens de voir 3 fois la même chose (ces mêmes choses qu’ils ont d’ailleurs déjà vu 3 000 fois, ailleurs)

J’ai essayé en long, en large et en travers colonnes, en ligne, en diagonale …

J’ai tenté d’être régulière, comme l’algorithme l’exigeait, d’abord tous les jours une fois, tous les jours 3 fois, puis après 3 fois par semaine, puis ... plus rien du tout…

J’ai tenté tous les hashtags possibles, les généraux, les dit de niche bref… J’étais dépassée, et pas instagrammable…

Et à chaque follower que je gagnais, c’est un peu de moi que je perdais

(élue punchline de l’année).

Mais… Pire encore, je me censurais sur le blog. Je relisais mes articles, tentais de blesser le moins possible, quitte à ne plus dire ce que je ressentais.

Je m’oubliais dans mon propre espace, pour que vous vous y sentiez bien. Je voulais être la plus complète possible, ne rien oublier, je craignais qu’on me reproche de ne pas être assez allée au fond des choses ; mais ce n’était plus mon style, et chaque relecture me faisait perdre en spontanéité. Tu comprends maman pourquoi je ne relisais jamais mes dissert ?

J’en ai même oublié que si vous veniez par là, c’était pour moi. Ce moi qui vous faisait rire, qui vous agaçait parfois, que vous affectionniez surement, à des degrés différents.

Et que si mon contenu ne vous plaisait plus, la petite croix en haut à gauche serait votre salut !

On était loin de la vraie vie, et de ce que j’avais envie de partager.

Mais qu’est ce qui a changé depuis ?

Ma vie entière ! Comme je vous l’explique ici. Mon entourage professionnel, personnel et sentimental n’est plus du tout le même. Je vis dans une bulle ou Instagram et autres réseaux n’existent pas ou peu. Je ne suis pas du tout happée par des énergies 2.0. Je suis même peut être celle qui est le plus accro, mais rien de comparable. Je ne me mets plus de pression pour publier du contenu, à plus forte raison s’il ne me ressemble pas. Et même si j’ai gardé quelques mauvaises habitudes en terme de publication, rien de comparable et je peux rester des semaines sans rien produire, et super bien le vivre.

Le blog ce n’est pas pareil, la pipelette que je suis commençait à être en manque d’écriture. Mais pour dire quoi ? Et à qui ? Et bien à toi qui le lis « Coucou Paillette » et puis ceux qui ne me découvrent pas ? Tant pis, après tout, cela va m’apporter quoi de plus que vous soyez 100 ou 1000 à me lire ? Est-ce que je ferais les choses différemment ? Absolument plus.

J’ai repris le blog depuis un mois déjà, il est vétuste, il n’est pas moderne, il ne ressemble à aucun autre. Mais je suis comme ça, j’aime écrire, mais je n’aime pas forcément la technologie qui va avec. J’aime vous partager des astuces, mais je n’ai pas toujours le temps ou l’envie de faire des photos instagrammables. Après tout la vraie vie défile sans qu’on ait le temps de la façonner pour internet non ? Et depuis le début j’ai pour envie de vous partager la vraie vie ? Alors qui me suis ?

Voilà mes Paillettes, j’espère que ce petit blabla ne vous a pas trop effrayé, mais je sais qu’on est nombreux et nombreuses à avoir ressenti cela pendant un temps. Et que malgrè son côté futile, il s’agit d’un vrai sujet, voire problème de société. N’oubliez jamais que même si les réseaux sont une partie de la vie, il n’y a pas que cela ! Et je voulais remercier les plus fidèles d ‘entre vous, qui ont été là au début, pendant la pause, et qui reviennent par ici en 2022. Et bienvenue à toutes celles qui découvrent mon petit univers ! Ah et puis rassurez moi ? Dites moi que je ne suis pas la seule à m’être torturée avec ça ?

Je vous embrasse bien fort et à très vite !

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